En tertiaire, l’écart entre le besoin théorique et le besoin réel est considérable. Deux hôtels de capacité identique, deux établissements de santé de même taille, deux cuisines produisant le même nombre de couverts affichent couramment des consommations d’eau chaude très différentes, en raison de leurs équipements, de leurs procédures internes, de leur taux d’occupation effectif et de l’état de leurs réseaux. Les ratios par lit, par couvert ou par usager servent à lancer une réflexion ; ils ne dimensionnent rien.
Une campagne de comptage sur les départs d’eau chaude
La méthode consiste à instrumenter les départs d’eau chaude du site pendant une période représentative, en enregistrant volumes et températures à un pas de temps suffisamment fin pour restituer les pointes de simultanéité. Cette campagne fournit trois informations décisives : le volume quotidien réellement puisé, la forme du profil horaire, qui détermine le volume de stockage utile, et la variation saisonnière, qui conditionne à la fois la surface de capteurs et la stratégie de gestion des périodes creuses.
Distinguer le sanitaire du process
Beaucoup de sites mélangent, sur une même production, l’eau chaude sanitaire destinée aux douches et aux sanitaires et l’eau chaude technique utilisée pour le lavage, la plonge ou un procédé. Ces deux usages n’obéissent ni aux mêmes exigences de température, ni aux mêmes contraintes sanitaires, ni aux mêmes impératifs de continuité. Les séparer analytiquement, puis parfois hydrauliquement, est souvent le gain le plus immédiat d’une étude, avant même la pose du premier capteur : À CHIFFRER : volume d’eau chaude réellement puisé et répartition sanitaire / process sur votre site — à établir par campagne de comptage