Une ventilation simple flux repose sur une idée simple : mettre l'air du logement en mouvement dans un sens unique et permanent, des pièces sèches vers les pièces humides. Un caisson d'extraction, généralement implanté en combles, en faux plafond ou dans un local technique, aspire l'air vicié par des bouches placées dans la cuisine, la salle de bain, les WC et la buanderie, puis le rejette à l'extérieur. Cette aspiration crée dans le logement une très légère dépression. Pour la compenser, de l'air neuf pénètre par des entrées d'air installées en pièces sèches, c'est-à-dire dans le séjour et les chambres, le plus souvent intégrées aux menuiseries ou percées dans les coffres de volets roulants.
Le mot « simple » ne qualifie pas la simplicité de l'appareil mais le nombre de flux mécanisés : un seul, l'extraction. L'admission d'air neuf, elle, n'est pas motorisée ; elle est la conséquence physique de la dépression créée. C'est toute la différence avec la double flux, où l'insufflation est également mécanique et où l'air entrant est préchauffé par l'air sortant.
Le balayage général et permanent
La réglementation française impose depuis les années quatre-vingt une ventilation générale et permanente du logement, par balayage : l'air neuf entre par les pièces principales, traverse le logement en passant sous les portes — d'où le détalonnage indispensable des portes intérieures — et ressort par les pièces de service. Ce trajet n'est pas décoratif : il détermine si l'humidité produite dans la salle de bain est réellement évacuée ou si elle stagne dans le couloir. Une installation dont les portes sont posées au ras du sol, ou dont les entrées d'air ont été obturées un hiver par gêne du courant d'air, cesse de fonctionner sans que rien ne le signale.
Un fonctionnement continu, jamais intermittent
Le caisson fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre, toute l'année. Cela surprend souvent les occupants, qui cherchent l'interrupteur pour l'arrêter la nuit. La raison est physiologique et physique : un foyer de quatre personnes libère chaque jour plusieurs litres de vapeur d'eau par la respiration, les douches, la cuisson et le séchage du linge. Cette vapeur doit sortir en continu, faute de quoi elle se condense sur les surfaces froides du logement.