Canicules : anticiper plutôt que subir
L'été 2026 a été le plus meurtrier depuis 2003 : 5 764 décès en excès du 17 juin – 2 juillet 2026, soit +36 % de surmortalité par rapport au niveau attendu des six dernières années — Santé publique France, données provisoires. Les 75 ans et plus concentrent environ les deux tiers de cette surmortalité, et les épidémiologistes pointent d'abord le logement mal adapté à la chaleur, la surmortalité étant observée surtout à domicile. Repère historique : la canicule de 2003 avait causé environ 15 000 décès.
Rapporté en Provence-Alpes-Côte d'Azur, ce constat se lit à l'échelle du parc collectif : zone climatique H3, bâti dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990. Dans ces immeubles, la surchauffe se concentre dans les logements traversants mal protégés et sous les derniers niveaux.
Environ 1 409 408 logements collectifs sont recensés en Provence-Alpes-Côte d'Azur (résidences principales INSEE × part collective de 58 %). À l'échelle d'une copropriété, l'enjeu se traite bâtiment par bâtiment, pas logement par logement.
Le tissu urbain est dense en Provence-Alpes-Côte d'Azur : la chaleur accumulée par les façades et la voirie est restituée en soirée, et l'ouverture des fenêtres la nuit perd l'essentiel de son efficacité. Une ou plusieurs pièces rafraîchies par logement deviennent la réponse la plus directe.
Le dimensionnement indicatif en Provence-Alpes-Côte d'Azur part d'un immeuble de 40 lots : environ 266 kW de froid, 6 groupes extérieurs, 80 unités intérieures et un SEER de 7,2.
La chaleur extrême devient récurrente : l'anticipation est la meilleure protection. Une climatisation réversible maintient un intérieur sain et sûr pendant les pics de chaleur — pour l'ensemble du logement, ou, à budget maîtrisé, pour une ou plusieurs pièces-refuges (chambre, séjour) où se protéger aux heures les plus chaudes. Cette anticipation est particulièrement essentielle pour les personnes âgées ou fragiles.
Estimer ma climatisation réversible
Source : Santé publique France — bilan « 5 764 décès en excès » du 17 juin – 2 juillet 2026 (données provisoires, en partenariat avec l'Inserm). — mise à jour 2026-07.