Vagues de chaleur : le parc collectif en première ligne
L'été 2026 a été le plus meurtrier depuis 2003 : 5 764 décès en excès du 17 juin – 2 juillet 2026, soit +36 % de surmortalité par rapport au niveau attendu des six dernières années — Santé publique France, données provisoires. Les 75 ans et plus concentrent environ les deux tiers de cette surmortalité, et les épidémiologistes pointent d'abord le logement mal adapté à la chaleur, la surmortalité étant observée surtout à domicile. Repère historique : la canicule de 2003 avait causé environ 15 000 décès.
Rapporté en Nouvelle-Aquitaine, ce constat se lit à l'échelle du parc collectif : zone climatique H2c, bâti dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg. Dans ces immeubles, la surchauffe se concentre dans les logements traversants mal protégés et sous les derniers niveaux.
Le parc concerné en Nouvelle-Aquitaine représente de l'ordre de 854 854 logements collectifs, soit 29 % des résidences principales. Cette masse explique pourquoi une décision d'assemblée générale pèse davantage qu'une initiative individuelle.
Le tissu urbain est dense en Nouvelle-Aquitaine : la chaleur accumulée par les façades et la voirie est restituée en soirée, et l'ouverture des fenêtres la nuit perd l'essentiel de son efficacité. Une ou plusieurs pièces rafraîchies par logement deviennent la réponse la plus directe.
À l'échelle d'un immeuble type de 40 logements (70 m² par lot), le besoin de froid se situe autour de 224 kW, soit 5 groupes extérieurs à implanter — un ordre de grandeur, jamais un dimensionnement.
La chaleur extrême devient récurrente : l'anticipation est la meilleure protection. Une climatisation réversible maintient un intérieur sain et sûr pendant les pics de chaleur — pour l'ensemble du logement, ou, à budget maîtrisé, pour une ou plusieurs pièces-refuges (chambre, séjour) où se protéger aux heures les plus chaudes. Cette anticipation est particulièrement essentielle pour les personnes âgées ou fragiles.
Estimer ma climatisation réversible
Source : Santé publique France — bilan « 5 764 décès en excès » du 17 juin – 2 juillet 2026 (données provisoires, en partenariat avec l'Inserm). — mise à jour 2026-07.