Le PVC convient parfaitement aux portes-fenêtres de dimensions courantes. Au-delà d'une certaine hauteur d'ouvrant, ses profilés doivent être renforcés par des inserts métalliques, ce qui épaissit les sections et réduit le clair de vitrage. Sur les teintes sombres exposées plein sud, la dilatation différentielle demande une attention particulière au dimensionnement des jeux.
L'aluminium à rupture de pont thermique est le matériau naturel des grandes hauteurs. Sa rigidité permet des sections fines pour des ouvrants lourds, et sa stabilité dimensionnelle supporte les fortes expositions. Le prix est plus élevé et la performance thermique dépend entièrement de la qualité de la rupture de pont thermique, invisible sur une photo de catalogue.
Le bois offre le meilleur comportement thermique intrinsèque et une esthétique irremplaçable en contexte patrimonial, au prix d'un entretien de finition régulier, plus contraignant encore en pied d'ouvrant où l'eau stagne. Le mixte bois-aluminium supprime cet entretien côté extérieur et constitue souvent le choix le plus durable sur une porte-fenêtre exposée.
Ce qui fait varier le prix
Les dimensions, le nombre de vantaux, le type d'ouverture, le matériau, le vitrage, la sécurité, le type de seuil et la reprise des finitions intérieures et extérieures pèsent tous sur le chiffrage. Le poste le plus sous-estimé est la reprise du sol au droit du seuil, notamment lorsque la dépose totale met à nu un appui dégradé ou une chape à reprendre.
Un devis exploitable indique, pour chaque menuiserie, la référence de gamme, le Uw, le type de vitrage, la nature du seuil, la méthode de pose et la liste des finitions incluses. À défaut de ces informations, deux prix ne mesurent rien de comparable.