Tout commence par une visite du comble, jamais par un devis à distance. On y relève la surface exacte du plancher, la hauteur disponible, la nature de la charpente, l'état sanitaire du bois, la présence d'un isolant existant et son état, la position des spots encastrés, des conduits de fumée, des gaines et des équipements techniques. Cette visite conditionne la technique retenue et le prix : un comble encombré ou difficile d'accès ne se chiffre pas comme un comble dégagé.
Vient ensuite la préparation. Les accès sont protégés, l'ancien isolant est déposé et évacué s'il doit l'être, les capots de spots sont posés, les conduits de fumée sont ceinturés à la distance réglementaire, les entrées d'air en bas de pente sont sécurisées par des déflecteurs, les repères d'épaisseur sont répartis dans le volume et le capot de trappe est préparé. Cette phase représente souvent plus de temps que le soufflage lui-même.
Le soufflage ou le déroulé occupe ensuite quelques heures. La machine est installée à l'extérieur, le flexible passe par la trappe ou par une ouverture temporaire, et l'opérateur progresse du fond vers la sortie pour ne jamais marcher sur l'isolant posé. Le platelage surélevé, s'il est prévu, est réalisé dans la foulée sur la seule zone de stockage conservée.
La réception se fait de manière contradictoire, dans le comble et non depuis le salon : lecture des repères d'épaisseur, vérification du capot de trappe et des capots de spots, contrôle de la continuité en périphérie et du dégagement des ventilations. Le dossier remis comporte la fiche technique du produit, la surface traitée, l'épaisseur et la résistance obtenues, le nombre de sacs mis en œuvre et les attestations nécessaires à l'instruction des aides.