Quelle efficacité attendre de la machine en Île-de-France ?
En zone H1a, un système récent affiche un SEER de l'ordre de 6,4 en froid et un SCOP air/air de 3,8 en chaud. Le mode réversible apporte un appoint utile en mi-saison, mais il ne remplace pas le chauffage principal de l'établissement : les deux systèmes doivent être arbitrés par la régulation, sinon ils se combattent.
Peut-on rafraîchir sans fermer l'établissement en Île-de-France ?
Oui, à condition d'un phasage par ailes et par unités de vie. Sur un bâti collectif d'après-guerre et années 1970-1990 comme celui rencontré en Île-de-France, chaque zone est traitée puis restituée avant d'ouvrir la suivante, avec protections, gestion des poussières et horaires compatibles avec les soins.
Quelle puissance frigorifique prévoir en Île-de-France ?
Pour l'établissement de référence de 80 lits en zone H1a, le besoin calculé est d'environ 252 kW. La répartition en plusieurs groupes assure un secours partiel pendant les épisodes de forte chaleur.
Quelle maintenance prévoir en établissement médico-social ?
Contrat d'entretien annuel porté par le gestionnaire, plus le contrôle périodique d'étanchéité des fluides frigorigènes (réglementation F-Gas) et la tenue du registre associé.
Le décret tertiaire s'applique-t-il en Île-de-France ?
Il s'applique dès 1 000 m² de surface d'activité tertiaire, ce qui est le cas de la quasi-totalité des EHPAD en Île-de-France. L'établissement déclare ses consommations sur OPERAT et suit une trajectoire de réduction. Un projet de climatisation doit donc être présenté avec les mesures d'économie qui le compensent.
Quelle fiche CEE s'applique à une PAC air/air en tertiaire ?
La fiche BAT-TH-158. Ses conditions exactes et sa valorisation doivent être vérifiées au registre officiel avant toute annonce : aucun montant n'est affiché sans source datée.
Un EHPAD peut-il bénéficier de MaPrimeRénov' ?
Non : le dispositif est réservé aux logements privés. Un EHPAD relève du parc tertiaire et mobilise les leviers CEE, Fonds Vert, PAI CNSA ou Fonds Chaleur.
Combien coûte la climatisation d'un EHPAD en Île-de-France ?
Pour un établissement de référence de 80 lits, l'ordre de grandeur est de 8 100 € par lit traité, soit environ 648 000 € pour un traitement complet, GTB comprise. Ce montant est un repère de cadrage budgétaire en zone H1a : il ne vaut pas devis et dépend de l'accessibilité du bâtiment, de l'état de la distribution électrique et du phasage en site occupé.
Quelles aides pour un établissement en Île-de-France ?
MaPrimeRénov' ne s'applique pas. Les voies réelles sont la fiche CEE BAT-TH-158, le Fonds Vert pour les établissements publics, le PAI de la CNSA délégué aux ARS et, si une production renouvelable est couplée, le Fonds Chaleur de l'ADEME. Aucune de ces aides n'est automatique : chaque dossier est instruit, et la prime CEE doit être engagée avant la signature du devis.
Un EHPAD en Île-de-France est-il obligé de disposer d'une pièce rafraîchie ?
Oui : depuis le plan national canicule consécutif à 2003, chaque établissement hébergeant des personnes âgées doit disposer d'au moins une pièce rafraîchie accessible à l'ensemble des résidents, et l'intégrer à son plan bleu. Le dimensionnement de cette pièce et les modalités de repli sont vérifiés par l'ARS lors des contrôles.
Quel budget prévoir en Île-de-France pour un établissement de 80 lits ?
Le cadrage retenu en zone H1a est de 180 € HT par mètre carré utile, soit 3 600 m² pour ce gabarit. Ce ratio est un ordre de grandeur de consultation, à confirmer après relevé sur site.
Quelle est la taille du parc médico-social en Île-de-France ?
Au ratio national de 8,8 places pour 1 000 habitants appliqué à la population INSEE 2022, on estime environ 91 162 places réparties sur quelque 1 140 établissements en Île-de-France. Il s'agit d'une estimation de volumétrie, pas d'un relevé nominatif d'établissements.