La visite technique commence sur la toiture elle-même. On y relève la surface exacte, la nature du support — dalle béton, bac acier, plancher bois —, l'état et la nature de l'étanchéité existante, la pente réelle mesurée, le nombre et la position des évacuations, la hauteur disponible sous les seuils de porte-fenêtre, la hauteur des acrotères et l'inventaire des équipements fixés. Un contrôle du taux d'humidité du complexe existant est réalisé lorsque la conservation du revêtement est envisagée.
Vient ensuite la mise hors d'eau provisoire et la préparation : dépose ou préparation du revêtement, dépose des équipements à reposer, reprise des platines d'évacuation, création du trop-plein s'il manque, et pose du pare-vapeur en continu sur toute la surface, avec remontée en périphérie. Cette phase se planifie avec la météo : une toiture ouverte ne se laisse jamais sous la pluie.
L'isolant est posé à joints décalés, calé, fixé selon le système retenu, avec les panneaux à pente intégrée si l'écoulement doit être recréé. L'étanchéité suit immédiatement, avec les relevés d'acrotère remontés à la hauteur réglementaire, les traitements individuels de chaque pénétration et la pose de la couvertine. La protection lourde — gravillons, dalles sur plots, végétalisation — termine l'ouvrage lorsqu'elle est prévue.
La réception se fait sur la toiture, de manière contradictoire : contrôle des relevés, des évacuations et du trop-plein, essai d'écoulement, vérification des points de pénétration et de la couvertine. Le dossier remis comporte les fiches techniques de l'isolant et de la membrane, la surface traitée, l'épaisseur et la résistance obtenues, les attestations et les garanties applicables à l'étanchéité.