Quelles aides pour rénover un immeuble d'habitation en Nouvelle-Aquitaine ?
MaPrimeRénov' Copropriété finance les travaux votés en AG sur une assiette de 25 000 € par logement, à 30 % pour un gain d'au moins 35 % et 45 % pour un gain d'au moins 50 %, avec des bonus sortie de passoire et copropriété fragile. S'y ajoutent les CEE, l'éco-PTZ collectif et, le cas échéant, les aides locales. Source : ANAH — MaPrimeRénov' Copropriété (guide des aides 2026).
Qui vote les travaux et à quelle majorité en Nouvelle-Aquitaine ?
L'assemblée générale des copropriétaires, à la majorité de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965 pour les travaux d'économie d'énergie, avec passerelle possible à l'article 25-1. Le syndic inscrit la résolution ; le conseil syndical prépare le dossier avec l'audit énergétique et le plan pluriannuel de travaux.
Combien reste-t-il à payer par lot en Nouvelle-Aquitaine ?
Sur l'immeuble de référence de 40 lots retenu sur cette page, le reste à charge collectif ressort à 432 000 €, soit environ 10 800 € par lot avant primes individuelles et CEE. La répartition réelle suit les tantièmes de l'état de répartition des charges.
L'audit énergétique et le PPT sont-ils obligatoires ?
Oui pour les copropriétés concernées : le plan pluriannuel de travaux (loi Climat et Résilience) et l'audit énergétique s'imposent progressivement selon la taille et l'âge de l'immeuble. Ces deux documents conditionnent en pratique l'accès aux aides collectives, l'ANAH exigeant un audit avant/après.
Faut-il un Accompagnateur Rénov' pour une copropriété ?
Oui : l'assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) est obligatoire pour MaPrimeRénov' Copropriété et sa rémunération est en partie prise en charge par l'ANAH. En Nouvelle-Aquitaine, l'espace-conseil France Rénov' oriente le conseil syndical vers les opérateurs agréés.
Et si l'immeuble est classé F ou G en Nouvelle-Aquitaine ?
Le calendrier de la loi Climat et Résilience interdit la location des logements G depuis 2025, F à partir de 2028 et E à partir de 2034. Dans un immeuble petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, la sortie de passoire passe presque toujours par la façade et la chaufferie : un bonus de 10 % de l'assiette est accordé quand l'immeuble quitte les classes F ou G.
Un bailleur social ou privé a-t-il les mêmes aides ?
Non. Un bailleur privé propriétaire de l'immeuble entier monte un dossier de rénovation globale à son nom ; le parc social relève de financements dédiés (dont Ma Prime Logement Décent pour l'habitat indigne). Dans les deux cas, l'audit avant/après et l'AMO restent la clé de voûte du financement.