Cinq erreurs reviennent régulièrement dans les projets résidentiels de climatisation réversible, et aucune n'est liée à la qualité intrinsèque du matériel installé.
La première consiste à retenir la puissance la plus élevée disponible « pour être tranquille », sans calcul de déperditions ni d'apports par pièce. Une unité surdimensionnée fonctionne en cycles courts, dégrade le confort perçu et use prématurément le compresseur.
La deuxième est d'ignorer l'orientation et le vitrage au profit d'une règle forfaitaire au mètre carré. Deux pièces de même surface mais d'exposition opposée n'ont pas le même besoin de rafraîchissement.
La troisième est de négliger l'emplacement du groupe extérieur au moment de la commande, sans anticiper le bruit perçu par le voisinage ni les distances imposées par le règlement local. Le déplacement d'un groupe déjà posé coûte nettement plus cher que son bon positionnement initial.
La quatrième est de signer le devis de travaux avant l'offre CEE, ce qui annule définitivement le bénéfice de la prime, alors même que le montant en jeu dépasse parfois plusieurs centaines d'euros.
La cinquième est de croire à tort que la climatisation réversible ouvre droit à MaPrimeRénov' en monogeste, ce qui conduit à bâtir un plan de financement erroné dès le premier rendez-vous avec un professionnel, avant même le début du chantier.