L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives à Bailly-Romainvilliers. On relève 59 % de propriétaires occupants, 6 980 habitants, 1 620 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Bailly-Romainvilliers est crédible.
Reste la question du taux applicable : pour « rénover une maison ancienne à Bailly-Romainvilliers », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La part de propriétaires occupants — 59 % à Bailly-Romainvilliers — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 1 640 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 62 % du plafond applicable à Bailly-Romainvilliers pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 19 812 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 11 144 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Trois pièces décident du versement à Bailly-Romainvilliers : le devis portant une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible), l'attestation RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 477 € à 4 953 € sur le chiffrage retenu à Bailly-Romainvilliers — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.51 personne(s) par logement en moyenne à Bailly-Romainvilliers, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 chiffré 24 765 € TTC à Bailly-Romainvilliers, cela correspond à environ 1 291 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 081 logements à Bailly-Romainvilliers sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 39 % du parc. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.