La lecture du parc complète l'analyse : 15 780 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 62 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CA du Pays de Saint Malo Agglomération, de l'ordre de 10 810 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Malo, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Reste la question du taux applicable : pour « rénover une maison ancienne à Saint-Malo », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 145 € à 4 290 € sur le chiffrage retenu à Saint-Malo — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 21 450 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Saint-Malo, soit 1 073 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
La part de propriétaires occupants — 51 % à Saint-Malo — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 13 142 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le solde se finance : à Saint-Malo, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le bâti ancien contribue déjà à 1 330 € d'économie annuelle attendue.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Saint-Malo, le gaz couvre 60 % du parc, le fioul 1 %, l'électricité 37 %. La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Saint-Malo, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Saint-Malo. Le bâti ancien pesant environ 21 450 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.