Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Saint-Malo, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 100 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Malo, sur une base de 100 m² en zone H2a, un programme voté en assemblée générale représente de l'ordre de 1 802 lot principal. Multiplié par un prix unitaire de 9 000 à 24 000 €, on obtient une fourchette de 16 218 000 € à 43 248 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 973 300 € à 5 946 600 € à Saint-Malo, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Amortissement à Saint-Malo : le poste de 29 733 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 486 650 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 74333 % du plafond applicable à Saint-Malo pour le programme collectif. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Mix de chauffage à Saint-Malo : 37 % d'électricité, 60 % de gaz, 1 % de fioul, 1 % de bois et 1 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de un programme voté en assemblée générale : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de un programme voté en assemblée générale. À Saint-Malo, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 17 548 DPE publiés par l'ADEME à Saint-Malo, soit 685 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.