L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives à Port-de-Bouc. On relève 7 055 résidences principales recensées, 42 % de maisons individuelles, 3 205 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Port-de-Bouc est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Port-de-Bouc, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 59 % du montant plafonné retenu à Port-de-Bouc. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 876 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 618 €.
Base ADEME : 3 205 diagnostics enregistrés à Port-de-Bouc, soit un taux de 454 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un artisan formé aux enduits chaux-chanvre est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 (dix à seize semaines).
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Port-de-Bouc compte 15 802 habitants et 7 055 logements principaux. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Port-de-Bouc, sur une base de 110 m² en zone H3, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 121 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 15 730 € à 31 460 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le choix du scénario change l'assiette : à Port-de-Bouc, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 23 595 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le solde se finance : à Port-de-Bouc, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le bâti ancien contribue déjà à 1 270 € d'économie annuelle attendue.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Port-de-Bouc, le gaz couvre 51 % du parc, le fioul 7 %, l'électricité 38 %. La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.