Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Montrouge, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste une puissance calée sur la surface disponible plutôt que sur la courbe de charge. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 675 € à 1 350 € sur le chiffrage retenu à Montrouge — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Montrouge, le photovoltaïque en absorbe environ 17 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 3 038 € à 5 400 € selon la catégorie de ressources.
Qui décide, et donc qui finance : 42 % de propriétaires occupants à Montrouge, soit environ 10 036 logements. Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Montrouge, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 6 750 € comme le photovoltaïque, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : une installation photovoltaïque en autoconsommation traite 10 à 20 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Montrouge, en zone H1a, cela ramène 2 618 à 5 236 kWh par an, valorisés 281 € à 562 € au tarif conventionnel 2026.
La structure énergétique locale (60 % gaz, 1 % fioul, 3 % réseau de chaleur à Montrouge) explique pourquoi une installation photovoltaïque en autoconsommation n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 1.94 personne(s) par logement en moyenne à Montrouge, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². Une installation photovoltaïque en autoconsommation se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.