Reste la question du taux applicable : pour « chauffe-eau thermodynamique à Montrouge », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur ce territoire, la taille moyenne des ménages détermine directement le volume de ballon pertinent sur le territoire. On relève 46 324 habitants, un rattachement intercommunal à Métropole du Grand Paris, 16 644 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montrouge est crédible.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 14 624 logements à Montrouge sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 61 % du parc. Pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 16 644 DPE publiés par l'ADEME à Montrouge, soit 697 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un plombier RGE, dont l'intervention sur l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique dure une journée.
Trésorerie du projet à Montrouge : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels le CET participe.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Montrouge. Le CET pesant environ 2 400 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
La logistique dépend de la densité : 46 324 habitants pour 23 896 résidences principales à Montrouge. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique à Montrouge, élargir la consultation à l'ensemble du département (Hauts-de-Seine) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Mix de chauffage à Montrouge : 36 % d'électricité, 60 % de gaz, 1 % de fioul, 0 % de bois et 3 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.