L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « audit énergétique à Montrouge prix », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Montrouge, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Statut d'occupation à Montrouge : 10 036 logements occupés par leur propriétaire, soit 42 % du parc. La décision d'engager l'audit énergétique réglementaire y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 3 % du plafond applicable à Montrouge pour l'audit. Traduit en aide effective, cela donne 880 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 495 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 100 € pour l'audit énergétique réglementaire à Montrouge, soit 55 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que deux scénarios de travaux dont un atteignant au moins la classe C soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Contexte urbain à Montrouge : 23 896 résidences principales pour 46 324 habitants. Sur l'audit énergétique réglementaire, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Mix de chauffage à Montrouge : 36 % d'électricité, 60 % de gaz, 1 % de fioul, 0 % de bois et 3 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'audit énergétique réglementaire : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Montrouge relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'audit énergétique réglementaire s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Trésorerie du projet à Montrouge : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels l'audit participe.