Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 741 maisons individuelles, environ 10 036 logements occupés par leur propriétaire, 697 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Montrouge, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Solde du dossier à Montrouge : la pièce déterminante est le constat de décence après travaux. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Trésorerie du projet à Montrouge : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Montrouge compte 46 324 habitants et 23 896 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Montrouge, le logement loué en absorbe environ 225623 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Amortissement à Montrouge : le poste de 90 249 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 4 512 450 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Énergie de chauffage en place : 61 % du parc reste au gaz ou au fioul à Montrouge, soit près de 14 624 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la remise à niveau d'un logement mis en location, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
La part de propriétaires occupants — 42 % à Montrouge — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 10 036 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.