Le cas de référence retenu ici porte sur 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Les Pavillons-sous-Bois, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de propriétaires occupants — 53 % à Les Pavillons-sous-Bois — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 5 176 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 4 861 DPE publiés par l'ADEME à Les Pavillons-sous-Bois, soit 499 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Sur la facture, ce poste vaut 1 289 € à 1 933 € par an à Les Pavillons-sous-Bois : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 18 000 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 5 888 logements à Les Pavillons-sous-Bois sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 60 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le parc local commande la faisabilité : sur 9 748 résidences principales, on estime 3 831 maisons individuelles (39 %) à Les Pavillons-sous-Bois. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 75 442 000 € TTC à Les Pavillons-sous-Bois supporte 3 932 995 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Les Pavillons-sous-Bois est rattachée à Métropole du Grand Paris. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la remise à niveau d'un logement mis en location et signalent les dispositifs locaux cumulables.