Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à L'Île-Saint-Denis, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le cas de référence retenu ici porte sur 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Contexte urbain à L'Île-Saint-Denis : 3 303 résidences principales pour 8 696 habitants. Sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 75524 % du plafond applicable à L'Île-Saint-Denis pour la sortie du fossile. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Combien de logements concernés ? À L'Île-Saint-Denis, 1 949 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (59 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la dépose d'une chaudière fioul ou gaz produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Trois pièces décident du versement à L'Île-Saint-Denis : le devis portant un générateur décarboné dimensionné après isolation, l'attestation RGE de un chauffagiste RGE et le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Statut d'occupation à L'Île-Saint-Denis : 1 024 logements occupés par leur propriétaire, soit 31 % du parc. La décision d'engager la dépose d'une chaudière fioul ou gaz y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à L'Île-Saint-Denis, sur une base de 120 m² en zone H1a, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz représente de l'ordre de 1 949 logement chauffé au fossile. Multiplié par un prix unitaire de 12 000 à 19 000 €, on obtient une fourchette de 23 388 000 € à 37 031 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la dépose d'une chaudière fioul ou gaz traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à L'Île-Saint-Denis, en zone H1a, cela ramène 12 000 à 18 000 kWh par an, valorisés 1 289 € à 1 933 € au tarif conventionnel 2026.