Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « rénovation d'ampleur copropriété à L'Île-Saint-Denis », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 54 450 € à 108 900 € sur le chiffrage retenu à L'Île-Saint-Denis — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, un programme voté en assemblée générale facturé 544 500 € TTC à L'Île-Saint-Denis supporte 28 386 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Planning réaliste à L'Île-Saint-Denis : dix-huit à trente mois, études comprises d'intervention pour un maître d'œuvre mandaté par le syndicat sur un programme voté en assemblée générale. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
La part de propriétaires occupants — 31 % à L'Île-Saint-Denis — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 1 024 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Côté performance, un programme voté en assemblée générale pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à L'Île-Saint-Denis en zone H1a, cela représente entre 10 500 et 16 500 kWh évités par an, soit 1 128 € à 1 772 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 959 DPE publiés par l'ADEME à L'Île-Saint-Denis, soit 593 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à L'Île-Saint-Denis correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus un programme voté en assemblée générale rentabilise vite son surcoût, à performance identique.