Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : environ 1 024 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 195 maisons individuelles, 1 949 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 59 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à L'Île-Saint-Denis, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à L'Île-Saint-Denis, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 574 € à 5 148 € à L'Île-Saint-Denis, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Qui décide, et donc qui finance : 31 % de propriétaires occupants à L'Île-Saint-Denis, soit environ 1 024 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Périmètre de consultation conseillé pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : Seine-Saint-Denis. Les entreprises RGE y interviennent couramment à L'Île-Saint-Denis, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Planning réaliste à L'Île-Saint-Denis : dix à seize semaines d'intervention pour un artisan formé aux enduits chaux-chanvre sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
À la réception à L'Île-Saint-Denis, le document déterminant est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 959 DPE publiés par l'ADEME à L'Île-Saint-Denis, soit 593 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. À L'Île-Saint-Denis, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.