Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Kervignac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 676 logements à Kervignac sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 23 % du parc. Pour l'audit énergétique réglementaire, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le choix du scénario change l'assiette : à Kervignac, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'audit chiffré autour de 1 100 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le solde se finance : à Kervignac, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'audit contribue déjà à 1 530 € d'économie annuelle attendue.
Sur le cas type retenu à Kervignac — 115 m² en zone H2a — l'audit énergétique réglementaire porte sur environ 1 audit. Au prix de marché observé, 800 à 1 400 € par audit, le poste ressort entre 800 € et 1 400 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Kervignac, le gaz couvre 19 % du parc, le fioul 5 %, l'électricité 66 %. L'audit énergétique réglementaire s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Statut d'occupation à Kervignac : 2 342 logements occupés par leur propriétaire, soit 81 % du parc. La décision d'engager l'audit énergétique réglementaire y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Base ADEME : 649 diagnostics enregistrés à Kervignac, soit un taux de 225 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un auditeur qualifié et indépendant des entreprises est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'audit énergétique réglementaire (deux à quatre semaines).