Le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local, et les données de Solliès-Pont le montrent nettement. On relève 1 854 diagnostics publiés par l'ADEME, 60 % de propriétaires occupants, 12 521 habitants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Solliès-Pont est crédible.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Solliès-Pont, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 854 DPE publiés par l'ADEME à Solliès-Pont, soit 341 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un auditeur énergétique qualifié, dont l'intervention sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre dure six à dix mois du diagnostic à la réception.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Solliès-Pont : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de un scénario de gain de classes, de deux à quatre ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Combien de classe DPE gagnée exactement ? À Solliès-Pont, le logement de référence de 110 m² situé en zone H3 en compte environ 3 pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre. La dépense attendue s'établit dès lors entre 48 000 € et 84 000 € TTC (16 000–28 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Une moyenne de 2.30 personne(s) par logement à Solliès-Pont : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de un scénario de gain de classes, de deux à quatre avec le reste du bouquet.
Structure du parc de Solliès-Pont : 60 % de maisons individuelles, soit environ 3 251 logements sur 5 437 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, le poids réel de l'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh dans les projets déposés.
Le choix du scénario change l'assiette : à Solliès-Pont, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le saut de classes chiffré autour de 66 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 218 logements à Solliès-Pont sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 22 % du parc. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.