Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 341 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 1 218 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 22 % du parc, environ 3 279 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Solliès-Pont, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La taille moyenne des ménages détermine directement le volume de ballon pertinent sur le territoire, et les données de Solliès-Pont le montrent nettement. On relève 60 % de maisons individuelles, 12 521 habitants, 2.30 personne(s) par logement, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Solliès-Pont est crédible.
Côté performance, l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique pèse pour 8 à 14 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Solliès-Pont en zone H3, cela représente entre 1 716 et 3 004 kWh évités par an, soit 184 € à 323 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Solliès-Pont. Le CET pesant environ 2 400 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 240 € à 480 € à Solliès-Pont, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Solliès-Pont, sur une base de 110 m² en zone H3, l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique représente de l'ordre de 200 litre de capacité. Multiplié par un prix unitaire de 9 à 15 €, on obtient une fourchette de 1 800 € à 3 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 341 DPE pour 1 000 résidences principales à Solliès-Pont (1 854 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plombier RGE et donc la date de démarrage possible pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique.
Amortissement à Solliès-Pont : le poste de 2 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 120 € par an. Encore faut-il que un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Trois pièces décident du versement à Solliès-Pont : le devis portant un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur, l'attestation RGE de un plombier RGE et le relevé de température du local source après 48 h. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.