Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Saint-Soupplets, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CA du Pays de Meaux, 576 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 43 % du parc, environ 959 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Soupplets, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Trois pièces décident du versement à Saint-Soupplets : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 576 logements à Saint-Soupplets sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 43 % du parc. Pour l'isolation du plancher bas, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
La part de propriétaires occupants — 71 % à Saint-Soupplets — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 959 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 422 DPE pour 1 000 résidences principales à Saint-Soupplets (569 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un isolateur intervenant en sous-sol et donc la date de démarrage possible pour l'isolation du plancher bas.
Mix de chauffage à Saint-Soupplets : 55 % d'électricité, 41 % de gaz, 1 % de fioul, 2 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Le choix du scénario change l'assiette : à Saint-Soupplets, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le plancher bas chiffré autour de 3 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Sur la facture, ce poste vaut 226 € à 387 € par an à Saint-Soupplets : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 600 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.