Reste le financement du solde : sur le cas type à Saint-Renan, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 2 664 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC du Pays d'Iroise, 1 570 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 44 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Renan, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Saint-Renan, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de le financement du reste à charge par éco-prêt et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Saint-Renan, l'éco-PTZ en absorbe environ 15 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 2 700 € à 4 800 € selon la catégorie de ressources.
La structure énergétique locale (35 % gaz, 9 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Saint-Renan) explique pourquoi le financement du reste à charge par éco-prêt n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.38 personne(s) par résidence principale à Saint-Renan, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que le financement du reste à charge par éco-prêt doit être dimensionné.
La part de propriétaires occupants — 74 % à Saint-Renan — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur le financement du reste à charge par éco-prêt, soit environ 2 664 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 309 DPE pour 1 000 résidences principales à Saint-Renan (1 114 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de une banque partenaire du dispositif et donc la date de démarrage possible pour le financement du reste à charge par éco-prêt.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 570 logements à Saint-Renan sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 44 % du parc. Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.