Les données publiques dessinent un gisement précis : un bassin de travaux structuré autour de CC Haut-Léon Communauté, 616 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc, 430 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Roscoff, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Roscoff, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation du plancher bas traite 7 à 12 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Roscoff, en zone H2a, cela ramène 1 578 à 2 705 kWh par an, valorisés 169 € à 291 € au tarif conventionnel 2026.
Rapporté au plan de financement, le plancher bas représente de l'ordre de 6 % du montant plafonné retenu à Roscoff. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 2 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 125 €.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 430 DPE pour 1 000 résidences principales à Roscoff (780 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un isolateur intervenant en sous-sol et donc la date de démarrage possible pour l'isolation du plancher bas.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2a applicable à Roscoff correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation du plancher bas rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 250 € à 500 € à Roscoff, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'isolation du plancher bas à Roscoff est R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Mix de chauffage à Roscoff : 63 % d'électricité, 26 % de gaz, 8 % de fioul, 3 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.