Sur ce territoire, le volume de diagnostics publiés sur le territoire donne une idée de la maturité locale du marché de l'audit. On relève 1 813 résidences principales recensées, 1.84 personne(s) par logement, 70 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Roscoff est crédible.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : de l'ordre de 1 347 maisons individuelles, 616 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc, environ 1 275 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Roscoff, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écueil le plus coûteux reste un audit réalisé par l'installateur qui vend ensuite les travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 110 € à 220 € sur le chiffrage retenu à Roscoff — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Amortissement à Roscoff : le poste de 1 100 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 55 € par an. Encore faut-il que deux scénarios de travaux dont un atteignant au moins la classe C reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 616 logements à Roscoff sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc. Pour l'audit énergétique réglementaire, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Exigence opposable à Roscoff : deux scénarios de travaux dont un atteignant au moins la classe C. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'audit énergétique réglementaire qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Sur le cas type retenu à Roscoff — 100 m² en zone H2a — l'audit énergétique réglementaire porte sur environ 1 audit. Au prix de marché observé, 800 à 1 400 € par audit, le poste ressort entre 800 € et 1 400 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Roscoff. L'audit pesant environ 1 100 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Roscoff est rattachée à CC Haut-Léon Communauté. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de l'audit énergétique réglementaire et signalent les dispositifs locaux cumulables.