Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Roscoff, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation des combles à Roscoff », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Trésorerie du projet à Roscoff : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle auxquels les combles participe.
Sur la facture, ce poste vaut 533 € à 775 € par an à Roscoff : l'isolation des combles couvre 22 à 32 % des consommations, soit 7 215 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2a.
Structure du parc de Roscoff : 74 % de maisons individuelles, soit environ 1 347 logements sur 1 813 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation des combles, le poids réel de la ventilation de la sous-face de couverture dans les projets déposés.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 8 % du plafond applicable à Roscoff pour les combles. Traduit en aide effective, cela donne 2 400 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 350 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
L'écueil le plus coûteux reste la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 300 € à 600 € sur le chiffrage retenu à Roscoff — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2a applicable à Roscoff correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation des combles rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur l'isolation des combles chiffré 3 000 € TTC à Roscoff, cela correspond à environ 156 € de taxe, contre le triple au taux normal.