Les données publiques dessinent un gisement précis : un bassin de travaux structuré autour de CC Haut-Léon Communauté, 430 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 1 347 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Roscoff, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Roscoff, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Roscoff, en zone H2a, cela ramène 9 018 à 13 527 kWh par an, valorisés 969 € à 1 453 € au tarif conventionnel 2026.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 616 logements à Roscoff sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Roscoff est les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 197 600 € à 4 395 200 € à Roscoff, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Roscoff, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Roscoff, sur une base de 100 m² en zone H2a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 656 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 14 432 000 € à 29 520 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Guichet compétent : CC Haut-Léon Communauté, dont dépend le territoire à Roscoff. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.