Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Plouézec, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Plouézec, la typologie dominante du parc détermine la part de logements disposant d'une toiture exploitable en propre. On relève 1 668 résidences principales recensées, 3 147 habitants, 1.89 personne(s) par logement, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Plouézec est crédible.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : une puissance calée sur la surface disponible plutôt que sur la courbe de charge oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 675 € à 1 350 € à Plouézec, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, une installation photovoltaïque en autoconsommation à Plouézec suppose un taux d'autoconsommation supérieur à 60 % maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 6 750 € revient à 338 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
À la réception à Plouézec, le document déterminant est l'attestation Consuel et la convention d'autoconsommation. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Côté performance, une installation photovoltaïque en autoconsommation pèse pour 10 à 20 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Plouézec en zone H2a, cela représente entre 2 255 et 4 509 kWh évités par an, soit 242 € à 484 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Mix de chauffage à Plouézec : 64 % d'électricité, 7 % de gaz, 19 % de fioul, 9 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de une installation photovoltaïque en autoconsommation : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Le choix du scénario change l'assiette : à Plouézec, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le photovoltaïque chiffré autour de 6 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 668 résidences principales, on estime 1 616 maisons individuelles (97 %) à Plouézec. L'orientation de la toiture et les masques proches y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour une installation photovoltaïque en autoconsommation.