Le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local, et les données de Plouézec le montrent nettement. On relève environ 430 logements chauffés au gaz ou au fioul, 1 668 résidences principales recensées, 83 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Plouézec est crédible.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : 430 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 26 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CA Guingamp-Paimpol Agglomération de l'Armor à l'Argoat, environ 1 389 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Plouézec, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Statut d'occupation à Plouézec : 1 389 logements occupés par leur propriétaire, soit 83 % du parc. La décision d'engager un scénario de gain de classes, de deux à quatre y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 1.89 personne(s) par résidence principale à Plouézec, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 100 m², que un scénario de gain de classes, de deux à quatre doit être dimensionné.
Sur le cas type retenu à Plouézec — 100 m² en zone H2a — un scénario de gain de classes, de deux à quatre porte sur environ 3 classe DPE gagnée. Au prix de marché observé, 16 000 à 28 000 € par classe DPE gagnée, le poste ressort entre 48 000 € et 84 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, un scénario de gain de classes, de deux à quatre facturé 66 000 € TTC à Plouézec supporte 3 441 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Énergie de chauffage en place : 26 % du parc reste au gaz ou au fioul à Plouézec, soit près de 430 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par un scénario de gain de classes, de deux à quatre, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Solde du dossier à Plouézec : la pièce déterminante est le rapport d'audit après travaux et l'attestation de fin de travaux. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Plouézec. Le saut de classes pesant environ 66 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.