Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Plouézec, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : 430 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 26 % du parc, de l'ordre de 1 616 maisons individuelles, environ 1 389 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Plouézec, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La structure énergétique locale (7 % gaz, 19 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Plouézec) explique pourquoi le financement du reste à charge par éco-prêt n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
L'écart entre profils est considérable à Plouézec : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La part de propriétaires occupants — 83 % à Plouézec — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur le financement du reste à charge par éco-prêt, soit environ 1 389 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le choix du scénario change l'assiette : à Plouézec, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'éco-PTZ chiffré autour de 6 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Périmètre de consultation conseillé pour le financement du reste à charge par éco-prêt : Côtes-d'Armor. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Plouézec, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un dossier déposé après la signature des devis, qui perd son éligibilité oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 600 € à 1 200 € à Plouézec, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 1.89 personne(s) par logement en moyenne à Plouézec, ce qui fixe la base de calcul à 100 m². Le financement du reste à charge par éco-prêt se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.