Sur ce territoire, le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur. On relève 80 % de maisons individuelles, 77 % de propriétaires occupants, 2 550 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Othis est crédible.
Côté éligibilité : pour « isolation par l'intérieur à Othis », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Othis compte 6 717 habitants et 2 550 logements principaux. Pour l'isolation par l'intérieur, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Amortissement à Othis : le poste de 11 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 570 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Trois pièces décident du versement à Othis : le devis portant R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu, l'attestation RGE de un plaquiste RGE et le test d'étanchéité à l'air après pose. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le choix du scénario change l'assiette : à Othis, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITI chiffré autour de 11 400 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Statut d'occupation à Othis : 1 958 logements occupés par leur propriétaire, soit 77 % du parc. La décision d'engager l'isolation par l'intérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
La structure énergétique locale (39 % gaz, 1 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Othis) explique pourquoi l'isolation par l'intérieur n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 140 € à 2 280 € sur le chiffrage retenu à Othis — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.