Le gisement local se lit dans les mêmes données : un bassin de travaux structuré autour de CC d'Erdre et Gesvres, de l'ordre de 854 maisons individuelles, 315 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Notre-Dame-des-Landes, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Notre-Dame-des-Landes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Structure du parc de Notre-Dame-des-Landes : 95 % de maisons individuelles, soit environ 854 logements sur 896 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le poids réel de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés dans les projets déposés.
Sur le cas type retenu à Notre-Dame-des-Landes — 120 m² en zone H2b — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 132 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 17 160 € et 34 320 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Sur la facture, ce poste vaut 1 018 € à 1 600 € par an à Notre-Dame-des-Landes : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 couvre 35 à 55 % des consommations, soit 14 900 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Notre-Dame-des-Landes, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le choix du scénario change l'assiette : à Notre-Dame-des-Landes, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 25 740 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Contexte urbain à Notre-Dame-des-Landes : 896 résidences principales pour 2 360 habitants. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 25 740 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Notre-Dame-des-Landes, soit 1 287 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.