à Notre-Dame-des-Landes, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 95 % de maisons individuelles, 896 résidences principales recensées, 80 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Notre-Dame-des-Landes est crédible.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Notre-Dame-des-Landes », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La séquence prime sur la vitesse : la remise à niveau d'un logement mis en location occupe un opérateur agréé par l'Anah durant cinq à neuf mois à Notre-Dame-des-Landes. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
L'écart entre profils est considérable à Notre-Dame-des-Landes : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 13 132 000 € TTC à Notre-Dame-des-Landes supporte 684 607 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Notre-Dame-des-Landes, en zone H2b, cela ramène 10 836 à 16 255 kWh par an, valorisés 1 164 € à 1 746 € au tarif conventionnel 2026.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 315 DPE pour 1 000 résidences principales à Notre-Dame-des-Landes (282 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
À l'échelle intercommunale, à Notre-Dame-des-Landes relève de CC d'Erdre et Gesvres. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la remise à niveau d'un logement mis en location et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 313 200 € à 2 626 400 € à Notre-Dame-des-Landes, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.