Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Melesse, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le parc local commande la faisabilité : sur 3 065 résidences principales, on estime 2 247 maisons individuelles (73 %) à Melesse. La perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation par l'intérieur.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Melesse. L'ITI pesant environ 10 900 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Énergie de chauffage en place : 49 % du parc reste au gaz ou au fioul à Melesse, soit près de 1 508 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation par l'intérieur, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Melesse, le gaz couvre 44 % du parc, le fioul 5 %, l'électricité 45 %. L'isolation par l'intérieur s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 385 DPE pour 1 000 résidences principales à Melesse (1 179 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plaquiste RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation par l'intérieur.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2a applicable à Melesse correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation par l'intérieur rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Point de vigilance financier à Melesse : le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 1 090 € à 2 180 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.