Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 243 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 759 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Serre-Ponçon Val d'Avance. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à La Bâtie-Neuve, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.38 personne(s) par résidence principale à La Bâtie-Neuve, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique doit être dimensionné.
La part de propriétaires occupants — 69 % à La Bâtie-Neuve — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, soit environ 759 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
La logistique dépend de la densité : 2 628 habitants pour 1 102 résidences principales à La Bâtie-Neuve. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à La Bâtie-Neuve correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Exigence opposable à La Bâtie-Neuve : un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Trésorerie du projet à La Bâtie-Neuve : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle auxquels le CET participe.
La séquence prime sur la vitesse : l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique occupe un plombier RGE durant une journée à La Bâtie-Neuve. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.