Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 6 221 diagnostics publiés par l'ADEME, environ 3 338 logements chauffés au gaz ou au fioul, 47 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Fresnes est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Fresnes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le choix du scénario change l'assiette : à Fresnes, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 25 740 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La séquence prime sur la vitesse : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 occupe un artisan formé aux enduits chaux-chanvre durant dix à seize semaines à Fresnes. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Sur le cas type retenu à Fresnes — 120 m² en zone H1a — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 132 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 17 160 € et 34 320 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Contexte urbain à Fresnes : 11 277 résidences principales pour 29 528 habitants. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Énergie de chauffage en place : 30 % du parc reste au gaz ou au fioul à Fresnes, soit près de 3 338 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Amortissement à Fresnes : le poste de 25 740 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 287 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le solde se finance : à Fresnes, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le bâti ancien contribue déjà à 1 770 € d'économie annuelle attendue.