Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation à Châteaugiron. On relève 4 230 résidences principales recensées, 79 % de maisons individuelles, 74 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Châteaugiron est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 € sur le chiffrage retenu à Châteaugiron — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La structure énergétique locale (35 % gaz, 6 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Châteaugiron) explique pourquoi la pose d'une ventilation mécanique n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la pose d'une ventilation mécanique traite 8 à 15 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Châteaugiron, en zone H2a, cela ramène 2 065 à 3 873 kWh par an, valorisés 222 € à 416 € au tarif conventionnel 2026.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la pose d'une ventilation mécanique à Châteaugiron suppose un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 5 400 € revient à 270 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
L'écart entre profils est considérable à Châteaugiron : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la pose d'une ventilation mécanique, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Trésorerie du projet à Châteaugiron : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle auxquels la VMC participe.
Trois pièces décident du versement à Châteaugiron : le devis portant un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux, l'attestation RGE de un ventiliste RGE et la mesure des débits bouche par bouche. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.