Le gisement local se lit dans les mêmes données : un bassin de travaux structuré autour de CC Pays de Châteaugiron Communauté, de l'ordre de 3 346 maisons individuelles, 1 755 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 42 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Châteaugiron, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, une installation photovoltaïque en autoconsommation à Châteaugiron suppose un taux d'autoconsommation supérieur à 60 % maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 6 750 € revient à 338 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le parc local commande la faisabilité : sur 4 230 résidences principales, on estime 3 346 maisons individuelles (79 %) à Châteaugiron. L'orientation de la toiture et les masques proches y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour une installation photovoltaïque en autoconsommation.
Ne signez pas la réception sans l'attestation Consuel et la convention d'autoconsommation : c'est la pièce que l'instructeur exige à Châteaugiron avant de libérer le solde, lequel peut représenter jusqu'à 32 000 € pour un profil bleu et 18 000 € pour un profil violet sur 40 000 € HT d'assiette.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Châteaugiron. Le photovoltaïque pesant environ 6 750 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Le solde se finance : à Châteaugiron, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le photovoltaïque contribue déjà à 1 530 € d'économie annuelle attendue.
L'écueil le plus coûteux reste une puissance calée sur la surface disponible plutôt que sur la courbe de charge. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 675 € à 1 350 € sur le chiffrage retenu à Châteaugiron — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Planning réaliste à Châteaugiron : deux à trois jours d'intervention pour un installateur RGE QualiPV sur une installation photovoltaïque en autoconsommation. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.