La part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution à Châteaugiron. On relève 4 230 résidences principales recensées, environ 1 755 logements chauffés au gaz ou au fioul, 74 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Châteaugiron est crédible.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Châteaugiron, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Trésorerie du projet à Châteaugiron : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle auxquels la sortie du fossile participe.
Dans l'ordonnancement du chantier à Châteaugiron, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz mobilise un chauffagiste RGE pendant trois à six jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Qui décide, et donc qui finance : 74 % de propriétaires occupants à Châteaugiron, soit environ 3 122 logements. Pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz facturé 27 202 500 € TTC à Châteaugiron supporte 1 418 140 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Point de vigilance financier à Châteaugiron : la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 720 250 € à 5 440 500 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz à Châteaugiron, élargir la consultation à l'ensemble du département (Ille-et-Vilaine) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
En cas de contrôle sur site à Châteaugiron : la mention de un générateur décarboné dimensionné après isolation sur le devis, la qualification RGE de un chauffagiste RGE, et le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.