Le chiffrage type publié sur cette page part de 100 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 36 836 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 48 % du parc, 549 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 20 141 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Brest, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Brest en zone H2a, cela représente entre 9 018 et 13 527 kWh évités par an, soit 969 € à 1 453 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Trésorerie du projet à Brest : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Brest, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 1106421 % du montant plafonné retenu à Brest. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Brest, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 442 568 500 € comme le logement loué, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 42 018 DPE publiés par l'ADEME à Brest, soit 549 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Sur le cas type retenu à Brest — 100 m² en zone H2a — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 13 211 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 290 642 000 € et 594 495 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.