Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève un rattachement intercommunal à Métropole d'Aix-Marseille-Provence, environ 1 984 logements chauffés au gaz ou au fioul, 75 % de maisons individuelles, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Bouc-Bel-Air est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Bouc-Bel-Air, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Bouc-Bel-Air, le gaz couvre 27 % du parc, le fioul 5 %, l'électricité 63 %. La sortie d'une étiquette F ou G s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Bouc-Bel-Air relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Trésorerie du projet à Bouc-Bel-Air : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
L'écart entre profils est considérable à Bouc-Bel-Air : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Bouc-Bel-Air, sur une base de 115 m² en zone H3, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 51 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 428 000 € à 2 805 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Pour la sortie d'une étiquette F ou G à Bouc-Bel-Air, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
La part de propriétaires occupants — 70 % à Bouc-Bel-Air — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 4 355 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.