Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 2 950 logements occupés par leur propriétaire, 1 870 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 47 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de Nantes Métropole. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Basse-Goulaine, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Basse-Goulaine, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 530 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le parc local commande la faisabilité : sur 3 954 résidences principales, on estime 3 238 maisons individuelles (82 %) à Basse-Goulaine. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
Sur le cas type retenu à Basse-Goulaine — 115 m² en zone H2b — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 127 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 16 510 € et 33 020 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Basse-Goulaine, en zone H2b, cela ramène 9 036 à 14 200 kWh par an, valorisés 971 € à 1 525 € au tarif conventionnel 2026.
La part de propriétaires occupants — 75 % à Basse-Goulaine — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 2 950 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 chiffré 24 765 € TTC à Basse-Goulaine, cela correspond à environ 1 291 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Basse-Goulaine relève de la zone H2b, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.