Les données publiques dessinent un gisement précis : de l'ordre de 629 maisons individuelles, 763 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 1 505 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Villefranche-sur-Mer, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Villefranche-sur-Mer, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Villefranche-sur-Mer, les combles en absorbe environ 8 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 418 € à 2 520 € selon la catégorie de ressources.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation des combles traite 22 à 32 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Villefranche-sur-Mer, en zone H3, cela ramène 4 520 à 6 575 kWh par an, valorisés 485 € à 706 € au tarif conventionnel 2026.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.06 personne(s) par résidence principale à Villefranche-sur-Mer, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que l'isolation des combles doit être dimensionné.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Villefranche-sur-Mer, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation des combles et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Énergie de chauffage en place : 44 % du parc reste au gaz ou au fioul à Villefranche-sur-Mer, soit près de 1 075 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation des combles, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
La part de propriétaires occupants — 62 % à Villefranche-sur-Mer — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation des combles, soit environ 1 505 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Villefranche-sur-Mer, la part de maisons atteint 26 % du parc (629 logements). Pour l'isolation des combles, cela signifie que la ventilation de la sous-face de couverture conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.