Côté éligibilité : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Villefranche-sur-Mer », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Villefranche-sur-Mer, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Villefranche-sur-Mer, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de un programme voté en assemblée générale et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 853 DPE publiés par l'ADEME à Villefranche-sur-Mer, soit 763 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Villefranche-sur-Mer, sur une base de 105 m² en zone H3, un programme voté en assemblée générale représente de l'ordre de 105 lot principal. Multiplié par un prix unitaire de 9 000 à 24 000 €, on obtient une fourchette de 945 000 € à 2 520 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écart entre profils est considérable à Villefranche-sur-Mer : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour un programme voté en assemblée générale, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Villefranche-sur-Mer : que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle figure au devis, que un maître d'œuvre mandaté par le syndicat soit qualifié RGE à la date de signature, et que la levée des réserves lot par lot soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
La part de propriétaires occupants — 62 % à Villefranche-sur-Mer — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 1 505 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ne signez rien avant l'accord : sur un programme voté en assemblée générale à Villefranche-sur-Mer, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.