Sur ce territoire, la zone climatique fixe la température de base retenue au dimensionnement et pèse directement sur la puissance installée. On relève 614 diagnostics publiés par l'ADEME, 78 % de propriétaires occupants, 90 % de maisons individuelles, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Surzur est crédible.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Surzur, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 614 DPE publiés par l'ADEME à Surzur, soit 285 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un frigoriste RGE QualiPAC, dont l'intervention sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau dure deux à quatre jours.
Contexte urbain à Surzur : 2 152 résidences principales pour 5 211 habitants. Sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Surzur, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'installation d'une pompe à chaleur air/eau et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau à Surzur est un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Surzur. La PAC air/eau pesant environ 12 600 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 32 % du plafond applicable à Surzur pour la PAC air/eau. Traduit en aide effective, cela donne 10 080 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 5 670 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'installation d'une pompe à chaleur air/eau traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Surzur, en zone H2a, cela ramène 9 036 à 14 200 kWh par an, valorisés 971 € à 1 525 € au tarif conventionnel 2026.