L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation des combles à Surzur », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Surzur, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La séquence prime sur la vitesse : l'isolation des combles occupe un isolateur RGE durant un à trois jours en soufflage à Surzur. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 614 DPE publiés par l'ADEME à Surzur, soit 285 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur RGE, dont l'intervention sur l'isolation des combles dure un à trois jours en soufflage.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 345 € à 690 € à Surzur, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le solde se finance : à Surzur, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand les combles contribue déjà à 1 530 € d'économie annuelle attendue.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation des combles traite 22 à 32 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Surzur, en zone H2a, cela ramène 5 680 à 8 262 kWh par an, valorisés 610 € à 887 € au tarif conventionnel 2026.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Surzur, la part de maisons atteint 90 % du parc (1 935 logements). Pour l'isolation des combles, cela signifie que la ventilation de la sous-face de couverture conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Mix de chauffage à Surzur : 85 % d'électricité, 2 % de gaz, 5 % de fioul, 7 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation des combles : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.